Carnet de brouillons

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mardi 3 janvier 2012

Que dire sinon merci

Que dire de gens merveilleux
Si ce n'est qu'ils sont merveilleux
Que dire des gens qu'on aime
Si ce n'est qu'on les aime
Que dire quand on est reconnaissant
Si ce n'est merci, tellement ...

Que dire face à leur pudeur
sinon parler avec ses bras, ses yeux
Que dire face à leur grand coeur
sinon que c'est un don précieux
Que dire ...

Jean Louis dirait "se taire, et oui ..." à moins que ce ne soit "et oui ?"
Marie France hausserait les épaules
Jean louis parlerait des origines du monde
Marie France m'offrirait son sourire entre autre ...

Que dire sinon merci, sinon je vous aime
moi qui ne sait pas me taire mais qui parle avec mon cœur.

Arboretum du chêne vert

samedi 12 novembre 2011

Novembre

Bord de Vienne en hiver

L'automne est arrivé soudain
portant son manteau de brouillard
Tirant l'hiver par la main
De peur qu'il ne soit en retard.

Novembre est arrivé ce matin
dans sa longue robe de cafard
Trainant son humeur de chagrins
la mélancolie pour miroir

C'est alors que le cœur des humains
se cherchant des raisons dans le noir
se serrent les autres contre les uns
attendant les visiteurs du soir

dimanche 15 mai 2011

Plus de peur que de mal et autres soucis

Sources de soucis
Manque sommeil
Corps en éveil
Corps en révolte
grosse fatigue
Envie de vacances
Tentation puissante
Envoyer chier les chieurs
Evacuer ! Tirer la chasse !

S'accrocher aux sourires des merveilles
Respirer l'odeur de l'amour
s'agripper de toutes ses forces au gout de vivre
Relire les petits mots gentils semés par quelques uns
s'en faire un baume au cœur

Ne pas laisser gagner l'angoisse
se laisser traverser
juste traverser
savoir que cela passe
savoir qu'il y a des choses plus importantes
savoir que l'essentiel est ailleurs
savoir patienter, savoir patienter
et respirer !

Parasite, court-circuite la paix
gâcheur de bonheurs
petits rien, nabot,
l'écraser négligemment
et passer son chemin
et passer son chemin

Acheter un bouquet de fleurs
des croissants pour le petit déjeuner
penser à faire plaisir à l'être aimer
le dorloter, le bichonner
lui dire je t'aime et même le hurler à la face du monde

Les noeuds se dénoueront
les larmes couleront
les cris sortiront
ça s'arrangera
ça s'arrangera
ça s'arrangera...

Et plus tard, quand la vague amer sera passée, sourire de cette traversée. Ce n'était rien en fait. Plus de peur que de mal, plus de peur que de mal, plus de peur que de mal...

mardi 29 mars 2011

Les petites filles à tête d'ange

Les petites filles à tête d'ange
Si sage, si blonde,
Les petites poupée de maman
Si cage, se rongent

Les petites femmes à tête blonde
se cachent, se taisent
Les petites écervelées du monde
en crachent, en crèvent

On ne les voient pas grandir
Ces poupées de porcelaines
On ne veux pas les souffrir
on ne les veux pas humaines

Les petites filles à tête d'ange
Les petites femmes à tête blonde
Se consomme sans modération
Se consume sans considération

Il reste des survivantes du cœur
elles ont gardé leur tête d'ange
Derrière leur apparente douceur
Surgit la force de la fange

Je les aime bien, ces têtes d'ange
Leur paradoxe, leur résistance
Juste sous les cheveux d'anges
Leur regard dense.

vendredi 19 novembre 2010

Petit soldat

les_petits_soldats.jpg

Ne pas se laisser abattre par la grisaille
Garder la lumière en son sein
Petit soldat, un jour, prendra fin la mitraille
Ne se battra plus contre des moulins à rien

Résister aux larmes, aux cris, à l'apitoiement
Laisser passer les orages
Petit soldat, qui sait, un jour tu seras grand
Défera un à un les barreaux de ta cage

Ne pas dévier sa route, ni se perdre en chemin
Garder le cap de son voyage
Petit soldat, un jour tu créeras ton destin
Changera les couleurs de tes paysages

S'attacher à l'or de la feuille d'automne
Ignorer le froid dans ses mains
Petit soldat, les jours ne seront plus monotones
Te reviendrons les échos des cœurs sur la main





A tous les petits soldats de l'existence

vendredi 22 octobre 2010

Poème pour un ami

Dans un désert de sens se consume l'ivresse
du départ. les rêves moelleux s'assèche. La détresse
du néant engloutie les serments de jeunesse.
Quand nous croyons mourir est ce de la sagesse ?

Vague, non pas qui emporte, mais trouble, mais flou
cette impression diffuse que s'arrête tout
tremblement de la chair, et l'illusion du doux
souvenirs. Qui choisit la mort est tel le fou

Tromperie que la vie, erreur que l'existence ?
Ah mais si seulement tout cela faisait sens !
Croit on ne plus pouvoir survivre à la démence
un au revoir serein pour dernière résistance.

Mais il reste une voix au milieu du silence
qui continue de crier au nom de l'enfance
de la vie, de ses rires, et de ses espérances
qui refuse au fou de tirer sa révérence

Ami lui dit elle, entend ma voix incertaine
Ne la laisse pas se perdre, fais qu'elle ne soit pas vaine
Ni trop jeune, ni assez vieux pour mourir d'amour
Mais assez jeune encore, que la vie suive son cours

Tu devrais savoir tous les bonheurs qui la sème
le malheur ce n'est rien, un pale reflet à peine
on ne s'use que de renoncer, que de céder
à la facilité. Regarde la beauté

D'une fleur qui s'ouvre sur la fraiche rosée
D'un rayon de lumière qui vient tout éclairer
Ne laisse pas ton père gagné ta destinée
change ton regard au monde, gagne en légèreté

Ami, pour la littérature il n'est plus temps
je le sais bien, mais par un poème souvent
nous nous sommes tant parlé. laisse toi émouvoir
par notre amitié. Écoute mon espoir

Je ne veux pas d'adieu, je veux un au revoir
et caresser encore l'idée de te revoir
J'aime nos virgules, nos points de suspensions
nos jeux de maux distants, et nos palpitations

Je te jette le gant, ou bien c'est un mouchoir
Ramasse l'un ou l'autre, fais même semblant d'y croire
Un effort après l'autre, du côté de la vie
la balance doit pencher, je t'y attend l'ami.