Je voudrais que les coups arrêtent de tomber. Je viens de recevoir de très mauvaises nouvelles d'une très bonne amie à moi.
Je suis fatiguée là. Faut que ça s'arrête maintenant les merdes et les mauvaises nouvelles. C'est pas humain de vivre tout ça en même temps. Faut pas qu'elle me lâche, merde, moi j'ai besoin de tout le monde en ce moment. J'ai besoin d'aide, j'ai besoin d'amour, j'ai besoin de paix, j'ai besoin d'espoir.
J'ai besoin de crier, hurler, et par dessus tout j'ai besoin de tenir le coup.
A mes sœurs, je comprend que vous ayez peur pour moi, mais votre peur ne m'aide pas, elle ne me serre à rien. C'est de vos bras dont j'ai besoin, de vos voix rassurantes, j'ai besoin d'entendre "ça va aller, ça va aller".
A mes ami(es), je comprends que vous vous sentiez impuissant(es), que vous n'osiez pas les mots, de peur de maladresses, je comprend, mais ce n'est pas de vos mots dont j'ai besoin c'est de votre amour.
J'en appelle à la terre entière, il me faut bien ça ce soir. L'amour de la terre entière pour que l'étau de ma peur se desserre, et que tout cet amour je puisse l'envoyer à l'homme que j'aime qui en a tant besoin lui aussi. Et à ma fille pour la rassurer, et à mon amie qui va si mal.
Je veux des bras maternant pour me bercer, je voudrais pouvoir faire comme ma fille quand elle se pelotonne au creux de moi. J'ai besoin de présence, de présence, réelle, concrète, physique.
Voilà, j'ai hurlé mon cri de louve blessée à la lune de la toile. J'ai pleuré toutes les larmes de mon corps, mais je sais qu'il y en a en réserve encore. J'interdis à mon il qui me lira demain de culpabiliser parce qu'il n'y est pour rien, il subit tout comme moi.
J'assume l'impudeur de ce texte, j'en ai rien à foutre. Là j'en ai vraiment rien à foutre d'être digne, je me répand, je dégouline, je dégueule, je crie, je hurle et j'espère seulement obtenir l'état de vide qui va me permettre le sommeil.
Dormez brave gens...