Carnet de brouillons

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Sans queue ni tête apparemment

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dimanche 27 novembre 2011

Le cri de la louve blessée

Je voudrais que les coups arrêtent de tomber. Je viens de recevoir de très mauvaises nouvelles d'une très bonne amie à moi.

Je suis fatiguée là. Faut que ça s'arrête maintenant les merdes et les mauvaises nouvelles. C'est pas humain de vivre tout ça en même temps. Faut pas qu'elle me lâche, merde, moi j'ai besoin de tout le monde en ce moment. J'ai besoin d'aide, j'ai besoin d'amour, j'ai besoin de paix, j'ai besoin d'espoir.

J'ai besoin de crier, hurler, et par dessus tout j'ai besoin de tenir le coup.

A mes sœurs, je comprend que vous ayez peur pour moi, mais votre peur ne m'aide pas, elle ne me serre à rien. C'est de vos bras dont j'ai besoin, de vos voix rassurantes, j'ai besoin d'entendre "ça va aller, ça va aller".

A mes ami(es), je comprends que vous vous sentiez impuissant(es), que vous n'osiez pas les mots, de peur de maladresses, je comprend, mais ce n'est pas de vos mots dont j'ai besoin c'est de votre amour.

J'en appelle à la terre entière, il me faut bien ça ce soir. L'amour de la terre entière pour que l'étau de ma peur se desserre, et que tout cet amour je puisse l'envoyer à l'homme que j'aime qui en a tant besoin lui aussi. Et à ma fille pour la rassurer, et à mon amie qui va si mal.

Je veux des bras maternant pour me bercer, je voudrais pouvoir faire comme ma fille quand elle se pelotonne au creux de moi. J'ai besoin de présence, de présence, réelle, concrète, physique.

Voilà, j'ai hurlé mon cri de louve blessée à la lune de la toile. J'ai pleuré toutes les larmes de mon corps, mais je sais qu'il y en a en réserve encore. J'interdis à mon il qui me lira demain de culpabiliser parce qu'il n'y est pour rien, il subit tout comme moi.

J'assume l'impudeur de ce texte, j'en ai rien à foutre. Là j'en ai vraiment rien à foutre d'être digne, je me répand, je dégouline, je dégueule, je crie, je hurle et j'espère seulement obtenir l'état de vide qui va me permettre le sommeil.

Dormez brave gens...

vendredi 18 novembre 2011

l'idée indomptée

idée indomptée ici

C'est du silence que je suis née, moi la petite idée vagabonde. Dans l’œil du cyclone, à l'heure de l'accalmie, née d'une tornade et d'un ouragan. En tournant sur eux même leur ronde de mort, le temps d'une révolution, dans le creux de leur cris qu'ils m'ont accouché, mes parents de terreur. C'est dans le silence que je suis née, moi la petite idée vagabonde.

Je fais mon chemin, je voyage d'une palpitation à l'autre du bout cœur, les émotions pour nourriture, je grandie, petit à petit. Je me diffuse, je me répand, je me complète, je m'affine. Je fais mon chemin, un long voyage de sang, de nerf, de souffle et d'air. Moi, la petite idée qui murît.

On raconte que je suis le fruit d'un dur labeur, si je suis ce fruit là que l'on me cueille avant que je ne devienne pourriture. Je me sens d'avantage fruit du hasard, du destin, du tourment et de la faim. Moi la petite idée qui s'enfuit.

Je suis une petite voix qui s'égosille dans ton silence écrivain, écrit vain.

Je t'entends, ma chère, ma tendre amie, mon idée, mais je ne puis te voir, ni te toucher. Tu es comme morte née.

Mon cher et tendre ami, laisse moi tomber, trompe moi avec d'autres, oublie moi, je ferais mon chemin, je n'ai pas besoin de toi, je suis la petite idée vagabonde, laisse moi m'en aller, je reviendrais un jour caché dans la foule de tes petites idées dociles et bien disciplinées et tu ne verras plus que moi, l'idée indomptée.