Carnet de brouillons

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jeudi 21 octobre 2010

Le tag à chiboum qu'est le tag à Gilsoub qu'est le tag à Timousse

Pour voir pourquoi ce tag là, il vient de loin, il vient du blues, cliquer ici.

1/ je m’appelle… Luce Colmant et ce n'est même pas un pseudo.

2/ J’aime… que le jour se lève sur un paysage de campagne en hiver, que la nuit tombe sur l'horizon d'un océan calme, que le printemps se prenne pour un parfum, que la vie me soulève, que l'amour m'emporte, que ma fille m'entoure de ces bras à presque m'étrangler, que les mots coulent de source, j'aime ... Faire des projets, faire l'amour, faire rire, faire pleurer aussi il faut bien l'avouer, faire la folle, faire et défaire et refaire. J'aime ... Apprendre ...

3/ j’apprends… de mes erreurs, de mon histoire. J'apprends ... à aimer, à résister, à lâcher prise, à accepter, à grandir parce que quand je serais grande ... ben je serais morte. J'apprends... que la vie est neutre, que les surprises sont toujours possibles, que parfois les amis s'en vont, que certains reviennent. J'apprends... A vivre chaque jour

4/ un jour… ou l'autre qui sait ...

5/ mais je n’ai pas pu… renoncer...

6/ je suis particulièrement douée pour… tout changer, réagir, rebondir, repartir. Douée ... pour accomplir, assouvir, écrire (ai je la prétention de le croire). Douer pour faire rire, l'homme que j'aime ... Douée pour materner ( et pas seulement ma fille)

7/ mais on me reproche souvent... d'être autoritaire, d'être trop exigente, mais je me reproche bien d'avantage ...

8/ je parle souvent … je parle souvent, je parle souvent, je parle tout le temps, je parle, je parle, je parle, souvent je parle, tant que je me fatigue moi même...

9/ mais je n’aborde jamais… un inconnu dans la rue.

10/ On peut me croiser… n'importe ou, je ne sais pas, je ne suis de nulle part, en tout cas je ne suis plus chez moi, je suis partie tant de fois...

11/ Mais on ne me verra jamais… manger du foie. D'ailleurs je n'ai jamais eu la foi, quand au il était une fois, je préfère l'avenir qui me le dira...

vendredi 8 octobre 2010

Dix j'aime

C'est une liste inspirée par une personne que j'aime justement;

1: J'aime ma merveille, mon il, ma belle fille...Bref ma famille
2: J'aime mon métier. Mes métiers devrais je dire, comédienne, enseignante, metteur en scène et auteur.
3: J'aime les surprises. Les faire et les recevoir. Pas tant les cadeaux (que j'aime bien aussi) mais les surprises. Les bonnes exclusivement, quoi que ...
4: J'aime les émotions fortes, celle qui font qu'on sait dans tout notre être qu'on est vivants.
5: J'aime certaines lumières, certains jours. A Nice, il y a souvent une lumière qui rend le paysage limpide, claire. Ou en Beauce, quand le ciel se charge de nuage et qu'on voit au loin percer le soleil, que les blés deviennent mer. Ou à paris quand le soir, le soleil se reflète dans les tour de verre, quand les pierres deviennent roses, quand la seine devient belle. Quand on peut voir le soleil se lever parce que le ciel n'est pas obscurcit de nuages.
6: j'aime La mer. la contempler, m'y baigner
7 : J'aime voir loin, que mon regard puisse se perdre sur l'horizon là bas tout au bout
8 : J'aime les gens le plus souvent, j'aime aimer les gens. Plus particulièrement quand je parviens à percer leur carapace et qu'ils m'offrent ainsi la beauté de leur humanité profonde.
9: J'aime la convivialité, boire un verre avec des copines et parler, parler, parler.
10: J'aime les vacances, j'aime partir en vacances, j'aime partir.

Dix j'aime et pas onze, c'est le jeu, alors voilà les dix j'aime qui me sont venus à l'esprit ce matin...

lundi 7 juin 2010

Rupture

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Photo Bladsurb

Je suis assise dans ce bar Parisien, seule depuis une bonne heure. Mon verre est vide, les olives sont mangées. Je reste là, hébétée, sous le choc. Il y a une heure j'avais rendez vous avec mon homme, mon amant. il y a une heure, je faisais partie des filles heureuses en ménage, je faisais l'envie de mes copines célibataires, je marchais d'un pas léger, amoureux, dans cette sorte de sécurité qu'offre le sentiment d'être aimer. Il y a une heure, je sirotais un martini, croquais ces olives en ne me souciant pas de leur amertume.
Il y a une heure, mon amoureux, mon amant, s'est assis en face de moi. Il ne m'a pas embrassé. Mon cœur s'est noué instinctivement. Il n'a rien commandé, il a dit cette fameuse phrase détestable "faut qu'on parle". Mais il n'a pas parlé, comme s'il attendait de moi quelque chose. J'ai dit : "c'est grave ?" Il a sourit méchamment, il a haussé les épaules. "Tu te doute bien de quoi non ?" Non je ne me doutais pas, de rien. Non, je n'ai rien vu, rien senti, rien compris, rien anticipé. Devant mon air ignorant, il a eu un regard ulcéré, il a lâché ça avec un tel mépris. "je suis tombé amoureux", mais je n'ai pas compris ce que ça voulait dire, j'ai répondu "moi aussi je t'aime". Il a soupiré, il a dit "pas de toi, d'une autre femme".

Je n'ai rien dit, je n'ai rien trouvé à dire, c'était une telle explosion de douleur en moi. Je ne sais pas combien de temps il est resté là, silencieux. Je ne sais même pas quand il est parti. Je sais juste que ça fait une heure que je suis devant mon verre vide, mes noyaux d'olives et que Je regarde l'étrange géométrie des objets sur la table.

C'est le Dyptique 5.3. Jeux proposé par Akynou. Il s'agit d'écrire un texte à partir de la photo ci dessus

jeudi 27 mai 2010

Dyptique 5.4

1973 environ

Dans mon jardinvague, il n’y a rien de tout cela : la terre est basse et l’herbe pousse à une vitesse folle. Et puis, je vais vous dire un secret : je crois bien que je n’aime pas jardiner ! C’est fatigant et pas aussi drôle que dans mes souvenirs d’enfant.

Ce que j’aime surtout, c’est m’amuser dans mon jardin, me coucher dans l’herbe, regarder les coquelicots et les boutons d’or pousser dans les herbes hautes et m’imaginer des histoires le nez au ras des taupinières. Vues de là, Nini et Minette sont de gros félins et nous sommes des aventurières dans la jungle.

Au jardin, je ne suis plus du tout sûre d’être devenue une adulte.

Il s'agit d'illustrer ce texte de samantdi avec une photo. Sur celle ci je dois être dans ma troisième année, à peine plus jeune que ma fille actuellement. C'est Chiboum qui m'a donné l'envie de publier cette photo

dimanche 16 mai 2010

Deuxième session du cinquième dyptique

Il s'agit d'écrire un texte à partir de cette photo.
24377_387750665442_627320442_4499613_2138226_n_m.jpg photo Jonas Cuénin

Je me baladais sur l'avenue le cœur ouvert à l'inconnu quand je la vis. Nathalie, ou peut être Marie au regard suspendu. Elle avait l'air d'une femme qui attend le bon moment et l'heure pour offrir ses présents. Une femme d'aujourd'hui, d'ailleurs et d'ici, qui se dévoile et qui suit ses envies. J'imagine qu'au fond de son lit un macho s'endort, qui ne l'aimera pas plus loin que l'aurore, mais elle s'en fout. Enfin je la voyais sur la route venir et de la voir ainsi j'eus envie de chanter

Quelquefois si douces, quand la vie me touche comme nous tous alors si douces. Quelquefois si dures que chaque blessure longtemps me dure. Quelquefois si drôles sur un coin d'épaule oh oui si drôles regard qui frôle. Quelquefois si seules parfois elles le veulent oui mais si seules oui mais si seules.

Reconnaitrez vous les paroles des chansons qui forment ce texte ?

jeudi 6 mai 2010

Fuck the life

J'inaugure ce Carnet de brouillons avec la première session du diptyque 5 d'Akynou

Voici la photo à illustrer d'un texte
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Photo de Hughes Léglise-Bataille, ici

Je bénis les vitres fumées de la voiture qui me cache à cette foule. Il sont venus voir les stigmates du scandale sur mon visage. Ils aiment ce qui puent, ils s'en délectent tel des chacals. Mais je ne leur ferais pas ce plaisir.
Je les regarde derrière les grilles. Qui est l'animal qu'on enferme ? Ils sont au zoo, venus en famille. Certains d'entre eux ont peut être apportés des cacahouètes à jeter au singe que je suis.

Avant, il n'y a pas si longtemps, ils étaient là, les mêmes, à hurler mon prénom, certaines jeunes filles en défaillaient, j'étais leur idole. Mais depuis le drame (comme ils disent), ils me honnissent. On dit que les stars sont des putes, mais c'est le public qui se prostitue.

Dire que dans quelques minutes, les grilles vont s'ouvrir et la voiture va devoir fendre cette foule. Si elle pouvaient en écraser quelques uns ! Je les hais, je les méprise. Dire que j'ai chanté pour ces ploucs ! Je m'en fou, qu'ils aillent au diable.

Je suis passé du rang d'idole à celui d'ennemi public numéro un. Mais je suis le même. Qu'est ce qu'ils croient ? Ils ont aimés pendant plusieurs années un dépravé, j'avais déjà le crime qui coulait de mes veines quand je leur chantais des bluettes. Les naïfs imbéciles qui s'imaginent qu'on est ce qu'on chante. C'est de leur faute s'ils sont choqués, s'ils sont déçus, ils n'avaient pas à être si cons.

Mais plus que le meurtre, ce qu'ils ne me pardonnent pas c'est mon absence de regret. J'ai tué un homme oui, je vais surement aller en taule pour le reste de ma vie. Mais je ne regrette pas. Ce qu'ils ignorent, c'est que je me suis libéré d'eux en même temps que du salaud qui a vécu sur mon dos toutes ces années. Je n'en pouvais plus de leur idolâtrie. S'il l'avait compris, lui, le mort, il m'aurait laissé partir, il m'aurait laissé mourir. Au lieu de ça, l'imbécile à voulu s'interposer entre moi et l'arme. Il a voulu sauvé la poule aux œufs d'or. Le coup est parti et c'est lui qui est mort. Je m'en fou, moi je suis mort depuis longtemps de toute façon.

Je n'ai pas peur de ce qui va advenir. Aller tiens, finalement je baisse la vitre fumée pour une dernière photo, régalez vous, charognard ! Fuck the life